En mettant la rubrique Gear Addiction Syndrome à jour il y a peu, j’ai réalisé que je n’avais pas encore parlé de ma fidèle Dispatch Master. Pire que ça : après un check rapide sur le blog, je n’ai apparemment jamais donné mon avis sur les créations d’Earthquaker Devices que je possède ou ai possédé. #ShameOnMe

Je m’attaque à ce retard en commençant par vous communiquer mon enthousiasme pour cette petite Dispatch Master, qui m’accompagne depuis quelques années déjà.

Sous le capot

Il s’agit d’une combinaison numérique d’un delay et d’une reverb qui permet de créer des ambiances très différentes que l’on sculpte à partir de 4 potentiomètres : Reverb, Mix, Repeats et Time.

Vous pouvez utiliser uniquement le Delay (en coupant le potard Reverb) ou ne chipoter qu’avec la Reverb (en mettant le potard Time à 0). Dans ce dernier cas, le potard Repeats permet alors de modifier la nature de la reverb en agissant sur l’épaisseur et le relâchement.

Le delay permet d’aller jusqu’à un retard d’environ 1,5 secondes et des répétitions qui meurent au bout d’une trentaine de secondes.

Pour le reste : circuit true-bypass, alimentation 9v (uniquement, pas de piles), IN/OUT jack placé latéralement et petite led d’activation au dessus du foot switch.

Simple & Musicale

J’ai tout de suite accroché au concept delay+reverb qui était plutôt novateur à son lancement. Si ce n’était qu’un achat test à la base, la Dispatch Master a su me convaincre de la conserver toutes ces années. Vu la rotation de matos dans mon rig, c’est plutôt une belle preuve d’amour et d’efficacité.

Son point fort, c’est sa simplicité d’utilisation : on arrive très vite à de chouettes résultats, très musicaux, qui vont d’une utilisation « traditionnelle » slapback+reverb courte ambiance rock’n’roll 60’s à de belles nappes et autres delays galopants aériens.

Le delay est assez clean (ne cherchez pas à obtenir un son genre Tape Echo), tandis que la reverb peut se faire aussi discrète que gigantesque à la demande, de manière toujours naturelle. Faudra être précis dans les réglages de la reverb qui devient assez vite proéminente dans le mix !

Elle fonctionne à merveille quelque soit la source : guitare, basse, clavier ou voix, clean ou distordu en aval ou en amont, micro double, micro simple, … Difficile d’avoir un mauvais rendu.

En action

Conclusion

Le fait d’avoir une combinaison de 2 effets de qualité à ses côtés pratiques : peu d’encombrement, grande polyvalence : la Dispatch Master semble toute indiquée pour intégrer votre pédalier de jam et live. Attention cependant, il est parfois plus aisé d’avoir les 2 effets dans 2 pédales différentes pour les activer séparément.

Je ne lui trouve (trouvais) qu’un défaut : l’absence de Tap Tempo. Qu’à cela ne tienne, Earthquaker Devices a sorti entre temps l’Avalanche Run ; une sorte de Super Dispatch Master avec Tap Tempo. Si je revends la petite un jour, ce sera pour prendre sa grande soeur !

En comparaison, je préfère la Dispatch Master à sa cousine Ethereal de chez Wampler qui officie dans la même catégorie. Elles sont toutes les 2 très bien, mais au moment de n’en garder qu’une, c’est la Wampler qui a sauté. J’arrive beaucoup plus vite à un résultat qui me plait avec la Dispatch (chose étonnante, car la Wampler n’est pas bien compliquée non plus… Elles ont fait 6 mois côte-à-côte.)

Notez également que la pédale a évolué depuis sa sortie. La dernière V3 possède maintenant les nouveaux systèmes « Flexi-Switch » qui permettent de donner une seconde fonction au foot switch habituel. Plus d’information sur le site d’Earthquaker.

Pour moi, cette Dispatch Master (peu importe la version), c’est un grand OUI.
Et ca fait 5 ans que ca dure 😀 #ViveLesMariés

Une petite archive lors de son arrivée en 2014 :

Ou plus récemment :

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mxv