Nous avions rendez-vous samedi dernier avec des amis pour découvrir l’édition 2018 du World Press Photo à la Cité Miroir à Liège.

World Press Photo

La World Press Photo Foundation propose un concours annuel, ouvert à tous, qui est devenu un événement majeur au sein de la profession de photographe de presse.

Les photos des lauréats sont choisies pour leur qualité, mais aussi pour leur justesse et le message qu’elles délivrent sur le monde actuel. Parmi les vainqueurs des éditions précédentes, rappelez-vous de la fameuse photo de l’opposant devant la colonne de chars place Tian an Men pour ne citer qu’elle (ndlr : retrouvez tous les gagnants sur la timeline du site de la fondation).

On découvre la sélection des 160 clichés, classés dans plusieurs catégories (actualités, nature, populations, environnement, sports, …) et sélectionnés parmi pas moins de 73000 photos proposées.

L’exposition itinérante de cette 61ème édition du concours retrace la couverture médiatique de certains événements marquants de l’année passée, comme la révolte au Vénézuéla, la tuerie de Las Vegas en octobre, l’exil des Rohingyas ou plus généralement des sujets de société tels que l’éducation, la gestion des déchets ou la condition de la femme dans le monde.

Chaque photo est accompagnée d’une légende qui contextualise le propos.

Découvrez l’expo avec le reportage de RTC Liège :

Le gagnant

Incontestablement la meilleure photo de l’expo, « La Crise au Vénézuéla » de Ronaldo Schemidt vous prend les tripes. Tout y est : le propos, la symbolique, le mouvement, les couleurs.

Elle est à la fois saisissante, horrifiante et hypnotisante :

La photo montre un opposant à Maduro, Jose Victor Salazar Balza, en feu, après que le réservoir d’essence d’une moto ait explosé pendant une manifestation au Vénézuéla le 3 mai 2018 dernier. Pour l’anecdote, Jose a survécu à l’incident avec des brûlures au premier et au deuxième degré.

L’expo en elle-même

Dans les bons points :

– le contenu : les clichés sont superbes pour la plupart, même si j’ai certaines interrogations sur les catégories types Storytelling où c’est plus banal. Si vous aimez la photo, foncez sans hésitation : il vous reste jusqu’au 13 janvier pour y aller !

– le prix : 7€ par personne (sans réduction), ça ne fait plaisir une belle expo pas trop chère !

– l’accueil : le personnel était bien sympathique. Toujours agréable d’être bien accueilli 🙂

Les mauvais points :

l’aménagement intérieur : les oeuvres sont exposées pour la majorité dans la « boite » principale (pièce construite dans le grand bassin). Le problème, c’est que pour caser toutes les oeuvres, il faut les mettre dos à dos… La pièce n’est pas très grande et du coup, on se marche un peu dessus. On est un peu obligé de suivre le cours de la visite (c’est compliqué/embêtant de faire demi-tour dans le parcours s’il a un peu de monde) Soit.
Le vrai problème de l’agencement, c’est que ça ne facilite pas du tout un éclairage optimal.

l’éclairage : Là franchement, c’est le drame comme on dit. Dans la pièce principale (la boite), la faible hauteur sous plafond fait que les lampes n’ont pas un bon axe : Soit on reporte son ombre sur la photo (ou celle de ceux qui s’avancent pour lire les légendes minuscules), soit on a la lumière d’en face en pleine figure. Le sweet spot est assez exigu ; genre faudrait visiter tout seul 😉
Je n’ai pas fait des masses d’expo photo, mais j’imagine que ça ne doit pas être la norme. Qui plus est, je ne suis pas convaincu par la puissance des lumières sur ce type d’impression mat. Y a de reflets partout ! Et avec le contraste, vous sortez de la boite avec les yeux qui piquent 🙁

Ca se voit sur les photos (non retouchées/accentuées) :

l’aménagement en dehors de la boite principale : D’autres photos étaient disposées sur l’extérieur de la boite et sur les pourtours du grand bassin. Je serais bien étonné d’apprendre que personne n’est tombé en visitant ! Quant aux personnes âgées et handicapées, vous oubliez d’aller tout prêt d’une photo. Pas de bras, pas de chocolat !

Dans cette partie, avec l’éclairage global, ça fait un peu ambiance salle de gym (piscine…). Je pense qu’il y avait moyen d’amener une ambiance un peu moins froide (mais à 7€ l’entrée, je peux comprendre aussi)

Mitigé sur La Cité Miroir

L’expo se tenait dans l’ancienne piscine de la Sauvenière, où j’allais nager avec l’école primaire étant gamin. C’est la première fois que j’y retournais depuis les transformations.

Hormis les parties inférieures qui ont beaucoup changé (où il y avait les vestiaires et maintenant l’accueil, le Reflektor et la brasserie), je n’ai pas trouvé ça dingue comme transformation.

Les architectes ont beaucoup conservé des anciens bassins et alentours (vieux carrelage, etc. cf la photo ci-dessus). Du coup on perd plein d’espace, l’acoustique est merdique pour pas mal de situations/événements potentiels et je ne trouve ça pas très bien aménagé – voir dangereux par endroit (je parle même pas de l’accès PMR).

C’est pas mal, mais je pense qu’il y a avait moyen de faire bien mieux (genre monter un étage au-dessus du grand bassin) – où d’agrandir le Reflektor, de base.
ON VEUT UNE GRANDE SALLE DE CONCERT À LIÈGE ! Bordel.

On a repéré une expo sympa sur les masques (collection du musée du quai Branly-Jacques Chirac) prochainement, ce sera l’occasion de donner une deuxième chance à cette salle 😉

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mxv