À l’agrandissement du setup d’amplis, ma vaillante petite TC Konnekt Desktop 6 s’est retrouvée trop limitée que pour accueillir les différents chaînages. J’avais prévu le coup de longue date et n’avais pas hésité à collecter différentes informations en vue de l’acquisition matérielle lorsque celle-ci serait devenue indispensable. Les amplis étant arrivés, c’était le moment de franchir le pas et d’en profiter pour améliorer cet aspect de la chaîne audio.

Je cherchais une carte avec minimum 4 entrées, dont 2 préamps, avec des convertisseurs d’entrées de qualité (24bits, 192 kHz, …) ainsi qu’un nombre appréciable de sorties… sans oublier une prise casque et la connectique midi standard.

Mes expériences en matière de carte son étant relativement faible, je m’en suis remis à l’avis général et ait opté pour RME, une des marques références en la matière dans la gamme semi-pro, avec son modèle Fireface UC.

In Da Box

La Fireface UC est apparue depuis quelques mois aux côtés de la Fireface 400 ; une déclinaison qu’on pourrait résumer par l’abandon du Firewire pour l’USB, avec les adaptations firmwares nécessaires : il s’agit grosso-modo du même produit.

RME Fireface UCAu niveau des spécifications principales, on retiendra les 8 entrées analogiques réparties en 2 combi XLR/jacks avec les préamps et 2 instrument/line jacks sur la face avant ainsi que 4 entrées jacks à l’arrière. On retrouve le même nombre de sorties, réparties cette fois en 6 jacks à l’arrière et une prise casque stéréo en façade. En outre, on retrouve 2 MIDI In & Out (et une multipaire fournie avec, toujours pratique) et au niveau de la connectique digitale : word clock in et out, coaxial  S/PDIF, optical S/PDIF et ADAT.

Fréquence d’échantillonnage jusqu’à 192kHz sur toutes les entrées et sorties et système SteadyClock pour le rafraichissement de l’horloge et la suppression du jitter. Ne m’en demandez pas plus à ce sujet, c’est le résultat qui m’importe 😉

RME Fireface UC

Le format half-rack de l’interface m’arrange plutôt bien (pour mettre une radial X-Amp à côté), l’interface à l’air bien construite et robuste. Le design est sobre et lisible. Elle chauffe par contre beaucoup ! Je coupe l’alimentation après chaque utilisation pour avoir l’esprit tranquille, ce qui n’est pas plus mal 😉 Un switch en façade à cet effet aurait été apprécié.

Vu la taille du boitier, on comprend aisément qu’RME n’ait pas inclus certaines options pratiques qu’on retrouve sur son grand frère le Fireface 800, plus grand et plus complet. On se contentera d’un unique potentiomètre en façade, permettant de gérer le gain des différentes entrées et sorties. Certaines opérations se font donc de manière logicielle, ce qui n’est pas un grand changement en ce qui me concerne, plutôt habitué à ces manips avec le Motu 8pre du local ou la TC Desktop Konnect précité.

Au niveau software justement, la RME est livrée avec le programme TotalMix qui, après un petit temps d’adaptation, s’avère extrêmement pratique ! Il s’agit d’un puissant outil de routing qui va vous permettre d’envoyer à peu près ce que vous voulez, là où vous le voulez avec la possibilité de sauvegarder différents setups de niveaux et de configurer des options comme mute (couper le son d’une piste), solo (booster le son), phase, talkback, …
Du routing quoi 😉 … mais très intuitif une fois la logique du programme apprivoisée ! RTFM 😉

RME Totalmix UFX

Niveau son

La différence est clairement audible avec les interfaces que j’ai pu préalablement posséder. Heureusement vu le prix me direz-vous, mais sans systèmes d’écoutes dignes de ce nom actuellement, les nuances sont parfois ténues à discerner. Pas de soucis à se faire ici, vous entendrez forcément la différence !

Les préamps sont clairs et neutre, sans coloration ; ce qui est (dans mon cas et celui de beaucoup de personnes) un avantage. Je préfère conserver le grain des 2 channel strips par lesquelles passe préalablement le signal. Je trouvais la Konnekt 6 et ses préamps Impact neutres, j’ai trouvé encore plus limpide ! Peu de souffle, même en poussant le gain, même si je n’ai probablement pas assez d’heures d’utilisations avec la machine que pour en juger dans de multiples applications.

L’autre grosse différence se fait au niveau des convertisseurs d’entrées, vraiment de top qualité sur la Fireface UC. Les convertos de sorties ont l’air d’être identique à ceux de la TC ou de la Motu (c’est à dire que je ne note pas de différence par exemple en envoyant un .wav de l’ordi vers la RME, elle même envoyée vers mes différentes écoutes.)

RME Fireface UCLes drivers sont bien évidemment complètement stables (vu la réputation de la marque, je n’en attendais pas moins !) la connexion avec Logic est simplissime et offre une latence ultra faible, selon la taille du buffer configurée (dans mon cas 2024).

 

Conclusion

Rien à redire sur l’utilisation de la machine, que ce soit en terme d’ergonomie de stabilité ou de latence. C’est un produit haut de gamme au prix largement justifié par la qualité proposée.

Ma seule interrogation concerne la température de la carte, qui chauffe beaucoup. On peut supposer qu’RME la conçut en connaissance de cause et que cela n’aura pas de conséquence sur sa durée de vie.

Une interface chaudement recommandée !

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