Pukkelpop

De retour a Keiwit pour mon deuxième Pukkelpop Festival après une excellente expérience l’année dernière. Cette fois ci, concert d’Inside Story oblige, nous n’avons été que le premier jour : en effet, nous jouions le samedi lors du tournoi de sixte de Mehagne.

Nous arrivons donc avec Ben sur le site du Pukkel vers 13h, le temps pour nous de faire la file et nous nous dirigeons vers la Marquee pour écouter la fin de The Twang . Des mélodies et de l’énergie, un coté british présent mais pas trop : bref : a découvrir !
Les 3 morceaux entendus m’ont donné envie d’en savoir plus !

Après cette première bonne découverte, direction la skate stage pour apprécier la très sympathique performance de The Draft . Assez rock dans leur manière d’être mais sans abus, ils sont sympas et proposent des sonorités vraiment accrocheuse. Le chanteur a une belle gueule de loin mais en se rapprochant on a été un peu surpris de la quantité de bouton !

Après cette expérience puruleuse et un bref coup d’oeil sur le planning : direction la Main Stage ou Gogol Bordello avait déjà commencé son set depuis 20 minutes ! On peut dire que c’est un joyeux bordel sur scène ! Le chanteur à le look qu’aurait eu le sous lieutenant de Che Guevara croisé avec un membre d’équipage du Black Pearl. Restons dans Pirates des Caraibes avec le violoniste : véritable clone du capitaine Barbosa. Des chanteuses délurées sorties d’épisodes de James Bond chez les bridés viennent chanter/crier a l’occasion tandis que le cousin éloigné de Momo a sorti son accordéon électrique et son plus beau pantalon jaune canari pour l’occasion : terrible !
Le son sur la main stage est assez puissant. On était en plus bien placé et on a pu profiter de leur ‘subtil’ mélange festif. Je n’arrive pas a mettre un nom sur ce style de musique : c’est à vous de vous faire une idée; mais en tout cas, ca vaut le détour en live ! (après recherche, il s’avère que le style s’appelle Gypsy Punk)
Y a notamment un épisode sympa avec le chanteur qui fait un cocktail rythmique composé d’un petit seau rouge cabosé, un micro beta58, une bouteille de vin a moitié remplie et un tambourin ! Le tout agité dans tous les sens et frappés en cadence par des baguettes : une petite merveille 😀

Après 3 concerts assez rock et une oreille jettée sur The Cribs (sympa), il était temps de nous diriger pour la première fois de la journée vers le Boiler ou Dominik Eulberg était entrain de mixer depuis déjà un bout de temps. L’allemand a proposé un set énergique qui m’a bien boosté ! Idéalement posté à l’entré du boiler, on avait de l’air sans être trop éloigné de l’ambiance : vraiment un chouette moment ! (et c’était l’occasion de croiser Mel kikoo o/)

La suite se passait sur la skate stage avec The Fire. (oui je sais, y avait Eagles of Death Metal sur la mainstage mais on les avait deja vu et pas forcément envie de les revoir). On a écouté tout en rognant une bonne vieille crasse comme on en fait (pas) qu’au fest’ d’été :p
Etant plus concentré sur la bouffe que sur la musique, je n’ai spécialement grand chose a dire sur leur prestation si ce n’est que ca passait bien ^^

En voulant rejoindre le Dance hall pour voir Zombie Nation , nous sommes passés devant la Marquee où Rilo Kiley se produisait. Une halte s’imposait pour découvrir ce groupe Indie directement venu de Californie. La chanteuse a visiblement essayé d’etre sexy dans sa tenue de scène mais faudra repasser par la case ‘conception’ pour avoir quelque chose de potable… Ceci dit, elle chante vraiment bien et l’ambiance générale est positive. On a écouté 4-5 chansons avant de poursuivre notre chemin en quête d’electro et de gros beats.

C’était prévisible mais on voulait en etre sur : le dance hall est bondé et ca sent deja la bete a 5 mètres devant l’entrée… Zombie Nation a ramené du peuple sous la tente. Heureusement, une scène extérieure beaucoup plus respirable nous a permis de nous dire … que c ‘était pas terrible … Franchement pas entrainant, ZN nous a poussé dans le boiler a proximité où SebastiAn (sans Belle ?) a carrément été grandiose ! Chose amusante : alors que Zombie Nation mixait a 30 mètres, le brave Seba s’est permis d’utiliser le sample de ‘Kernkraft 400’. Clin d’oeil amusant et surtout très réussi ! Un DJ a voir et revoir ! (sérieux c’était aussi bien que Martin Solveig aux Ardentes)

Moment d’hésitation pour la suite : The Editors ou The Blackout ?
Nous avons opté pour The Editors mais après avoir entendu le single, le reste ne m’a pas convaincu : un peu trop plannant a mon gout, j’avais besoin de plus de peche ! Nous décidons de changer de scène pour arriver devant the Blackout ou on a eu droit a du rock de bonne facture. Le son n’était malheureusement pas terrible (mais c’est assez courant a la skate stage faut bien avouer …)

18h00, l’heure d’aller retrouver l’anglais Just Jack à la scène ‘Club’. Cette scène étant malheureusement de faible capacité, nous sommes restés dehors couchés dans l’herbe a profiter de la pop electro. (Faut bien reprendre des forces…).

Pukkelpop

Le club étant situé en face de la main stage, ca nous a permis de nous placer idéalement pour le prochain concert de Fall Out Boy . Je n’ai jamais été super fan de ce groupe mais je dois avouer qu’en live c’est plus que plaisant. Le chant est bien et l’énergie y est (les micros ont soufferts). Le batteur est aussi laid que bon dans l’excercie de son art : bref il déchire !
Les ptites minettes n’arretent pas de beugler dès que le bassiste-playboy articule un mot : ca en est limite dérangeant ! Pour le reste, rien a redire, prestation plus qu’agréable ! (surtout que je partais avec pas mal de préjugés)

Vint alors l’heure d’aller se délecter du duo de la mort : Rodrigo y Gabriela !
Ils sont mexicains, tous les deux guitaristes et ils en jettent un max !
Gabriela s’occupe de la rythmique tandis que Rodrigo nous fait des ptits solos. Aucun chant au programme et quand on entend Rodrigo remercier épisodiquement le public : on se dit que ce n’est pas plus mal ! (il n’est visiblement pas tres à son aise…)
Les premières notes sont jouées et la : coup de foudre ! J’appréciais déjà énormément le CD, mais le live est 100x plus puissant ! Une démonstration éblouissante de technique, de rapidité et de précision d’exécution à la 6 cordes : une merveille à vous procurer au plus vite si vous aimez le style acoustique/flamenco/manouche instrumental ! (n’hésitait pas à faire un tour sur Youtube )

Iggy Pop & The Stooges et Ignite jouaient en même temps respectivement sur la main stage et sur la skate stage. On allait encore devoir sur balader entre les deux…
Pour Iggy Pop, je dois avouer que je ne sait pas pourquoi on s’obstine à rajouter systématique les Stooges : personne ne les regarde : tout le monde est la pour l’Iguane gesticulante torse nu. Niveau son c’est pas mal mais je ne rentre pas vraiment dans le trip (peut-etre que l’impression de sur-jeu permanent de gygy me saoule en secret : qui sait ?)

Du côté de Ignite, bonne suprise meme si on est arrivé un peu sur la fin et qu’on a pas entendu grand chose (par contre c’était blindé niveau monde : les places avec un son audibles étaient toutes prises :()
De ce que j ai pu entendre, cela confirmait l’excellent ‘Our Darkest Days’.

Un ptit trou dans l’horaire nous a permis d’aller (essayer d’) écouter Sharko dans la tente Wablief mais la ptite tente était déà bien bondée lorsque nous sommes arrivés (meme trip que pour Just Jack en somme :() Après avoir étudié brievement l’acoustique extérieure, Ben et moi nous sommes posés (affalés…) dans l’herbe juste devant histoire de profiter un tipeu du set quand meme ! Le single ‘Motels’ a su déchainer la foule présente comme il se devait !

Le rendez vous suivant avait lieu sur la main stage avec le show de Kaiser Chiefs ! Les anglais furent à la hauteur de leur statut de tête d’affiche ! Un show réellement impressionnant tant au niveau de la présence scénique, que de l’énergie dégagée ou de l’efficacité du lightshow mis en place spécialement pour l’occasion. Idéalement placé et jouissant d’un son plus qu’acceptable nous avons eu l’occasion de découvrir l’étendue de leur répertoire. Pris dans le jeu, nous nous sommes retrouver a fredonner les airs avec les fans présents. Une des toutes bonnes révélations de cette journée avec Rodrigo y Gabriela !

La suite allait se trouver assez diversifiée. Nous nous sommes baladé dans le domaine afin de profiter des 3 groupes jouant en meme temps à savoir : Soufly, Digitalism et Tiga.

Premier arrêt chez les brésiliens de Soulfly emmené par Max Cavallera. Soulfly a su confirmé les excellentes critiques live que j’avais eu l’occasion de lire sur eux en l’espace d’un quart d’heure : gros gros son, présence d’enfer : ils n’ont pas fait dans le détail avec d’entrée de jeu un ‘Jumpdafuckup‘ dévastateur ! (Ils m’ont littéralement Soulflé !)

Electro

Le boiler et le dance hall étant séparé d’une 40aine de mètres, il nous fut plus facile de switcher entre Tiga et Digitalism . Dans les deux cas, les chapiteaux étaient bondés de monde et seuls quelques rares téméraires se laissaient encore aller à la quête d’un mètre carré de dancefloor à exploiter à l’intérieur ! Tiga était dans un phase assez molle de son set quand nous sommes arrivés, c’est pourquoi nous avons plutot concentré notre attention vers Digitalism, nettement plus pechu à cette heure de la soirée !

Un dernier détour du coté de Basement Jaxx avant de partir afin de nous imprégner encore un peu de l’électro du groupe britanique. Rien de transcendant mais pas mauvais pour autant !
La fatigue nous ayant définitivement atteint, nous avons dit au revoir à la plaine de Keiwit et pris le chemin du retour vers 1h30.

Une belle journée riche en découvertes musicales, bières et stofvlees !

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